PHYSIOLOGIE DE LA PROCRÉATION
Cours

Hormones et gestation

Au moment de l'ovulation, les cellules folliculaires se lutéinisent sous l'action de LH et le corps jaune commence à fabriquer de grandes quantités d'œstrogènes et de progestérone de manière à préparer la dentelle utérine et à permettre la nidation.

En l'absence de fécondation, le corps jaune régresse et sa production hormonale s'arrête rapidement. À l'inverse, en cas de gestation, cette production ne cesse de croître car les œstrogènes permettent de stimuler la croissance de la masse musculaire utérine et de sa vascularisation pendant que la progestérone maintient le « silence utérin » en inhibant la contractilité de ses fibres musculaires. Toutefois, à partir du troisième mois, le rôle du corps jaune devient accessoire, le placenta produisant suffisamment d'œstrogènes et de progestérone pour que la grossesse se déroule normalement.

Une fois en activité, le placenta prend également le relais du trophoblaste pour fabriquer l'HCG mais le rôle du cops jaune diminuant au cours de la gestation, son taux de sécrétion régresse considérablement à partir du troisième mois.

Enfin, le placenta produit également une hormone polypeptidique de 190 acides aminés, proche de l'hormone de croissance hypophysaire, l'HCS (Human Chorionic Somatomammotrophin = Somatomammotrophine chorionique humaine) qui est à la fois lutéotrope (elle agit sur le corps jaune), somatotrope (elle assure la croissance du fœtus) et mammotrope (elle prépare la sécrétion lactée) et qui, pour cette raison, est également dénommée HPL (Hormone placentaire lactogène). Sa production, très importante, ne cesse d'augmenter au cours de la grossesse.

Vers la fin du neuvième mois, le fœtus devient de plus en plus remuant et exerce une pression constante sur la paroi de l'utérus. Il se produit alors une chute du taux plasmatique de stéroïdes circulants et notamment de la progestérone de manière à lever le silence électrique du muscle utérin indispensable au déclenchement des contractions. Il faut toutefois noter que le déterminisme de la parturition (ensemble des phénomènes qui permettent l'expulsion du fœtus et de ses annexes hors de l'organisme maternel) reste encore mal connu chez la femme, celui-ci combinant plusieurs facteurs d'origine génétique, hormonale, fœtale et environnementale. Toujours est-il que le muscle utérin retrouve sa contractilité et que les contractions sont alors entretenues et activées par plusieurs substances. À savoir :

  • une neurohormone, l'ocytocine, qui est un petit peptide de neuf acides aminés fabriqué par l'hypothalamus et sécrété par le système magnocellulaire ;

  • deux prostaglandines, les et , qui sont des dérivés d'acides gras polyinsaturés à action physiologique fabriqués par l'utérus.

L'effet conjugué de l'ocytocine, des prostaglandines et des contractions volontaires permettent alors le travail qui provoque :

  • la descente du fœtus et la rupture de la poche amniotique,

  • la dilatation du col utérin (exerçant un effet positif sur la production d'ocytocine),

  • l'expulsion du fœtus,

  • la délivrance (expulsion du placenta).

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